Analyses mycologiques

Identifier le champignon qui attaque le bois — mérule et autres lignivores.

Prestation volontaire Recommandé en cas de doute Rapport sous 24–48 h
Champignon lignivore développé sur une porte et des cloisons dans une pièce humide
Mérule · développement sur bois

À quoi sert une analyse mycologique ?

Des filaments blancs ou bruns qui courent sur un mur, une odeur de sous-bois, un bois qui se fend en petits cubes : ces signes trahissent un champignon lignivore. L'analyse mycologique consiste à prélever un échantillon et à le faire identifier en laboratoire, pour savoir précisément à quelle espèce vous avez affaire — mérule, coniophore des caves, lenzite ou simple moisissure de surface.

Volontaire — mais vivement recommandée en cas de doute

Contrairement aux diagnostics du dossier de vente, l'analyse mycologique n'est pas obligatoire et n'a pas de durée de validité réglementaire. Elle reste pourtant vivement recommandée dès qu'un doute apparaît : filaments suspects derrière une plinthe, bois qui sonne creux, odeur persistante de champignon, trace d'humidité ancienne. Lever ce doute coûte peu au regard des désordres qu'une attaque non traitée provoque — et de ce qu'elle coûte lorsqu'elle est découverte après la vente.

Ce que la loi impose une fois la mérule identifiée

L'analyse est volontaire ; ses conclusions, elles, déclenchent des obligations. Dès qu'un occupant a connaissance de la présence de mérule dans un immeuble bâti, il doit en faire la déclaration en mairie — à défaut d'occupant, l'obligation revient au propriétaire, et au syndicat de copropriété pour les parties communes (article L126-5 du Code de la construction et de l'habitation). Par ailleurs, lorsqu'un arrêté préfectoral délimite une zone de présence d'un risque de mérule (article L131-3), cette information doit figurer dans le dossier de diagnostic technique remis à l'acquéreur. En Nouvelle-Aquitaine, les Deux-Sèvres font partie des départements couverts par un tel arrêté ; la Charente-Maritime, la Charente et la Gironde ne le sont pas à ce jour. Savoir à quoi l'on a affaire, c'est donc aussi savoir ce que l'on doit déclarer.

Pourquoi identifier l'espèce change tout

Toutes les attaques ne se traitent pas de la même façon. La mérule pleureuse, la plus destructrice, traverse les maçonneries et exige un traitement lourd assorti d'un assainissement de l'humidité ; d'autres champignons disparaissent une fois la source d'eau supprimée. Identifier l'espèce évite aussi bien le sur-traitement coûteux que l'intervention insuffisante.

Comment nous intervenons

Nous repérons les zones atteintes, relevons le taux d'humidité des bois et des maçonneries, puis prélevons un échantillon représentatif transmis à un laboratoire spécialisé. Le rapport vous donne l'espèce identifiée, l'étendue de l'attaque et les préconisations : suppression de la cause d'humidité, purge des bois, traitement curatif. Devis sur mesure, comme pour toute prestation hors dossier réglementaire.

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